28 juin 2009
C'est une tige verte qui monte avec une brève touche de rouge à hauteur de regard. Je ne me souvenais plus ces bulbes de tulipes placés il y a plusieurs mois déjà, à la va vite, dans ma jardinière. Les graines de fleurs des champs, amoureusement dispersées, elles, n'ont rien donné. Jardiner c'est comme aimer: on ne récolte pas toujours ce que l'on sème.
Le chagrin que j'ai chante doucement
15 mai 2009
Il m'arrive d'avoir peur d'affronter le monde. Ce monde de ventres pleins. Tu sais, au jeu des chaises musicales je ne me suis jamais battue pour m'asseoir la première, j'ai même éprouvé, souvent, un certain soulagement à rester sur le bord de la route. Les bords de route me ressemblent. Ce soir, je n'ai pas fermé les volets, je veux voir la vie loin et me dire que quelque part, sous ce ciel qui s'ouvre aux clartés du jour, une part de bonheur m'appartient. Je n'ai pas dormi. Juste fermer les yeux et voir défiler nos vies comme on marche dans la rue à regarder sans voir. Tout à l'heure, je suis restée longuement devant le miroir de la salle de bain à me demander s'il restait un semblant de beauté en moi. Contours en désordres sous la nuit nue. C'est en suivant les coulures de mascara et leur débâcle de gris sous mes yeux, que j'ai pris la décision de refuser le strapontin bancal que tu me dépliais. Je veux m'asseoir sur une chaise, sur la plus belle des chaises, une chaise de princesse sous un vent de coquelicots.
26 avril 2009
" la lumière peut s'éteindre
mes yeux restent éblouis
dans la nuit noire "
Ricardo Monserrat
24 avril 2009
J’aimerais attendre le sourire de l’été sur la terrasse. La brise chaude du soir passe, comme un regard ou comme un baiser qui vient étreindre le rire clair des enfants. Il faut laisser se faufiler le charme du temps. Ce soir, je me demande si dans un mois, dans un an je pourrais encore profiter de cet endroit que j’aime tant...mais peu importe... c'est à vie que les émotions, les sensations, les souvenirs voyagent en nous.
16 avril 2009
C'est l'histoire d'un type qui s'est trompé de porte ou d'étage mais qui une fois installé dans cet appartement qui ne lui était pas destiné refuse d'en sortir, par facilité. Après tout, un costume mal taillé c'est toujours un costume qui tient chaud. Il a d'ailleurs fini par aimer l'odeur des soupes lyophilisées et le chocolat à l'huile de palme. Moi, je dis que c'est plus simple de se dire que l'on est heureux même si on ne l'est pas. Lui, il ne se pose même plus la question, il ouvre une canette de bière devant un match sponsorisé par les soupes Nkorr et il se dit qu'il a une putain de chance de gagner assez pour se payer l'abonnement au câble. Je cherche une lumière dans son regard, je trouve le reflet du dernier écran plat haute résolution. Bouffé comme les autres. La bière a un arrière goût de Naic citron, je me lève, lui souhaite bonne soirée, il ne me raccompagne pas.
07 avril 2009
Mon ordi m'a lâchée......
Je vais être absente pour une durée indéterminée.
Bises
05 avril 2009
Je laisse le temps glisser, glisser comme glissent les nuages, dans l'indifférence, le détachement, l'absence. Cette manière que j'ai parfois de ne retenir que l'obscurité. Triste. Six lettres menottés. Poser une poignée de ce gris-lune au pied d'un arbre et repartir l'âme légère. Crier aux passants: " Eh ! J'ai laissé mon histoire sous cet arbre là bas, dans un creux d'herbe qui sent le printemps et si vous saviez comme j'ai envie d'être heureuse maintenant ".
01 avril 2009
Taguée par Phrasibuleuse
dont je vous invite à découvrir les mots et les collages....
J'adore le résultat
Le hasard réserve souvent de très belles surprises.
A vous de jouer !
30 mars 2009
Assise devant l'ordinateur. La tension de la journée s'échappe, lourdement. J'aimerais raconter mais les mots s'écoulent entre mes doigts. Je bois une gorgée de jus de framboise. Je demande aux enfants de se laver les dents soigneusement. Ils rechignent et je ne me lève pas. Assise devant l'ordinateur. Je voudrais que le clavier vienne puiser dans ma tête les phrases en devenir, prêtent à s'offrir. - Bois moi ! Je lui dirais et vous découvririez le texte, beau, simple, lisse à l'image de ce qu'il est en moi.
Promis, plus tard je vous dirais: "Terre et cendres" d'Atiq Rahimi et la rencontre avec l'auteur simple, modeste. La poésie de William Cliff, forte, brûlante. Les peintures de Bruce Clarke saisissantes. Les calembours, la poésie de l'absurde et de la dérision de Verheggen, le talent de Sclavis et de Bonnaffé. Promis, je vous dirais, mais plus tard quand les promesses de fleuves auront retrouvé la chaleur de mes mains.
26 mars 2009
Je voulais vous parler de l'histoire de Julie et de ses enfants.
Mais, une amie, l'a fait et bien fait.
Je vous invite à la lire ...
Merci.


